Cas particuliers : Les cépages naturellement peu adaptés… et les solutions alternatives
À l’inverse, certains cépages réputés fragiles ou délicats demandent des précautions accrues. Le Gamay, très présent dans le Beaujolais, ou le Chardonnay, célèbre en Bourgogne, sont parfois mentionnés comme sensibles à l’oxydation ou aux déviances. Même chose pour des variétés aromatiques, comme le Muscat ou le Gewurztraminer. Cela ne signifie pas qu’il est impossible d’en vinifier sans soufre, mais que la rigueur à la vigne et en cave devient une condition sine qua non (tri à la parcelle, vendanges matinales, hygiène en cave irréprochable).
- Technique du gaz inerte (ex. addition de CO2 ou d’azote) pour protéger la vendange et le moût contre l’oxydation.
- Travail en levures indigènes maîtrisé pour éviter la concurrence bactérienne négative.
- Utilisation du froid pour ralentir les déviances possibles lors de la fermentation.
- Pressurage en douceur pour limiter l’extraction des polyphénols oxydables chez les cépages blancs.
Petite anecdote partagée un soir de dégustation chez un vigneron du Jura : un Savagnin (cousin du Traminer) vinifié sans sulfite a bluffé tous les dégustateurs, alors même que ce cépage est jugé ultra-sensible à l’oxydation. Tout dépend finalement du soin quotidien… et du style de vin que l’on recherche !